ALEXANDRE THARAUD, SA VIE DE CONCERTISTE

Alexandre Tharaud

Source : prieure-de-marcevol.fr

Alexandre Tharaud commence le piano à 5 ans. Elève de Carmen Taccon au conservatoire du 14ème, il entre au Conservatoire Supérieur à 14 ans puis est renvoyé pour avoir voulu assister à un cours différent. Il passera deux ans de vide qu’il considère comme prolifique.

Interrogé par Bernard Mérigaud pour Télérama (n°3083, 11 février 2009), retenons la manière dont il gère sa vie de concertiste.

1ère étape : Apprendre sa partition.

Pour travailler de manière draconienne, Alexandre Tharaud ne possède pas de piano. Drôle de pianiste virtuose pensez-vous. Il préfère travailler chez des amis pour accéder à des instruments différents, ce qui  lui permet de chercher des couleurs et de progresser techniquement.  Mais lors de son travail, ne laisser pas traîner de partitions, car Alexandre Tharaud est une éponge, il ne résiste pas à la tentation de découvrir des partitions.

2ème étape : Avant l’enregistrement

Avant les séances d’enregistrement, il rompt pendant une semaine le contact avec l’instrument pour se « dépouiller de tous les réflexes, des trucs et tics de pianistes engrangés durant la préparation. » S’il panique deux jours avant son enregistrement, ce virtuose retourne sur ses « pianos d’emprunts » le temps d’actionner quelques touches.

3ème étape : Avant d’entrer sur scène.

Lors de ses concerts, il se présente de profil sur la scène, cherchant à trouver l’ « équilibre entre, d’un coté, le vide abyssal du fond de scène, de l’autre, la masse compacte des auditeurs dont on capte chaque individualité. » Bien sûr, il va jouer un programme dans une acoustique particulière, mais surtout avec un piano qui lui est étranger sous une cinquantaine de projecteurs. Durant la journée, Alexandre Tharaud effectue un « travail d’anticipation » pour mêler excitation et peur au ventre avant d’entrer sur scène. Il cite Arthur Rubinstein, dont on lui avait demandé s’il craignait la mort : «  Comment voulez-vous ? Toute ma vie j’ai été habillé en croque-mort devant un instrument qui ressemble à un cercueil. »

4ème étape : Les cinq premières minutes.

A en croire Alexandre Tharaud, il était atteint de TOC : ses mains ne répondaient plus lors des cinq premières minutes du concert. Il s’agit, bien heureusement, de troubles maîtrisés aujourd’hui grâce à des exercices de méditation avant d’entrer sur scène. Il s’arrête tout de même de jouer pendant un mois dans l’année, mais ce n’est pas sans conséquences. Connu également pour ses trous de mémoire, Alexandre Tharaud joue dorénavant avec ses partitions qui lui sont d’un grand soutien psychologique.

5ème étape : Un homme de scène

Ne vous méprenez pas, Alexandre Tharaud aime la scène. Sa mère était danseuse, son père chanteur et metteur en scène d’opérette. La scène  est « son royaume ». Seriez-vous étonné si je vous disais qu’il a  travaillé avec Bartabas et son cheval…

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